16 Février 2018

ArgoPOP

ArgoPOP sensibilise particulièrement à la Pollution des Océans par les Plastiques.

La Pollution des 0ceans par les Plastiques

Pollution par les plastiques : une problématique environnementale actuelle

La quantité de plastique dans les océans est estimée à 300 millions de tonnes  avec actuellement une augmentation d’environ 10 millions de tonnes par an.

80 % de ces déchets humains proviennent des continents et se retrouvent dans les océans, emportés par la pluie, le vent, les inondations et les tempêtes et 20 % proviennent de l’activité maritime.

Entraînés par les courants marins, très lentement, ces déchets plastiques se fragmentent en formant des morceaux de plus en plus petits dans l’eau : les microplastiques.

Avalés par les espèces marines filtrant l’eau (baleines à fanons, requins pèlerins, mollusques,…) et aussi prélevés par le plancton, base des chaînes alimentaires, les microplastiques et leurs polluants associés (organiques, métaux lourds…) peuvent entraîner des problèmes de fonctionnement, de croissance et de reproduction.


dès le début des chaînes alimentaires océaniques

Le plastique (taille de quelques μm) a été rendu fluorescent par une technique de « marquage » utilisée en Bio-imagerie. On l'observe à l’intérieur d’individus de différentes espèces du zooplancton, base des chaînes alimentaires. Cette pollution  atteint ainsi l'intégralité de la vie marine.              

Image DR

Les gyres, des zones océaniques particulières

Les chercheurs ont identifié des zones particulières dans les cinq bassins océaniques où les déchets convergent et s'accumulent sous l'effet de courants océaniques giratoires. (Le phénomène est comparable au tourbillon d'eau d'un lavabo qui se vide et qui accumule la mousse en son centre.) Les gyres concentrent ainsi la pollution en leur centre.

Depuis la découverte de ces zones d'accumulation de déchets plastiques, comme celle du située elle dans le Pacifique Nord (« Great Pacific Garbage Patch » qui couvre une superficie six fois supérieure à celle de la France), plusieurs expéditions comme Algalita, Project Kaisei, ou Tara, se sont rendues sur place afin d’étudier ce phénomène et de fournir des élèments pour la recherche scientifique.

Cette dynamique océanique mondiale peut être découverte gràce aux satellites.

Les satellites montrent qu’à l’échelle du globe les courants s’organisent en gyres, au centre desquels les déchets s’accumulent sur d’immenses surfaces.

Le projet ArgoPOP

Développer un projet ArgoPOP

ArgoPOP propose de comprendre les phénomènes en jeu : étude des courants marins et de la circulation océanique, origine et devenir des déchets plastiques, conséquences sur la vie océanique et incite à réfléchir à des solutions possibles pour éliminer ou recycler tout ou partie de ces déchets ...

En plus des cartes et des balises océanographiques à suivre sur le site des données et des ressources proposées par Argonautica,  ArgoPOP met en place chaque année des actions pour permettre aux classes d'approfondir la thématique "Plastiques" :

- Suivi et rencontres avec des membres d’expéditions (exemple avec les expéditions « 7ème continent » à la rencontre de la « soupe plastique »);

- Analyse des données des bouées déployées par Argonautica pour étudier des zones marines polluées par les plastiques  (Depuis 2012, ArgoPOP permet le développement de la bouée Gyroplastic par des classes ; élèves d’AgroParistech, élèves ingénieurs de l'ICAM à Toulouse,...).

La bouée Gyroplastique

la pollution par les plastiques est à la fois de notre responsabilité individuelle et de la responsabilité économique et industrielle... Proposez vos solutions pour lutter !

Un exemple de projet

Des élèves se sont intéressés au phénomène des "îles plastiques" dans la cadre du projet Argonautica. Vous pouvez avoir un aperçu du travail qu'ils ont réalisé sur leur site internet et dans la vidéo ci-contre

ACTUALITES DU PROJET

2017/2018

Cette année, nous vous proposons de suivre l'expédition SeaPlastics.

Association de loi 1901 créée en 2016 par 3 étudiants d’AgroParisTech, grande école d’ingénieurs en sciences du vivant et de l’environnement passionnés par la mer et la voile qui ont décidé d’étudier les plastiques en mer Méditerranée à partir de leur bateau : le "Labo".

La seconde expédition. 100 % féminine,  a pour objectif de consolider les volets scientifiques, communication et logistiques. Une organisation annuelle est mise en place : l'équipe "mer" est constituée des étudiants qui partent en expédition pendant leur année de césure (entre Bac+4 et Bac+5), et l'équipe "terre" est le relais de l'équipe "mer" pendant l'expédition.

L'année suivante, l'ancienne équipe terre devient alors la nouvelle équipe "mer", ce qui assure un roulement annuel et rend le projet durable.

Cette page pour plus d’informations : http://seaplastics.wixsite.com/seaplastics/copie-de-ecoles

Sur le site des données Argonautica, suivez le Labo  et ses tentatives de télédétection et modélisation des zones de forte concentration en plastique et test de protocoles mis au point par les élèves pendant l'expédition...

L'espace au service de l'environnement

Les gros déchets (à l’exclusion des plus lourds qui tombent au fond des eaux) peuvent être observés par l’imagerie satellitaire. Par contre, les micro-plastiques sont pour l'instant exclus des observations satellites en raison de leur taille et caractéristiques.

Mais grâce aux modélisations intégrant de nombreuses données satellites (notamment l'altimétrie, les courants et vents), on peut "indirectement" avoir une vue globale de la pollution plastique dans les océans .

Ainsi, Copernicus for Marine Environment Monitoring Service(CMEMS) vient de proposer une carte de la concentration plastique en Méditerannée obtenue d'après des modèles.

Carte de concentration plastique en Méditerrannée. Image DR

On travaille également à la mise au point d'un capteur spécifique « plastique » capable de différencier les micro-déchets plastiques du plancton pour ensuite déterminer leur concentration dans les zones.

en savoir plus

Une application pédagogique bien documentée sur la thématique "plastique et pollution" : http://www.septiemecontinent.com/pedagogie/

Un gyre est un gigantesque tourbillon d'eau formé d'un ensemble de courants marins et provoqué par la force de Coriolis (inertie).

Le gyre subtropical du Pacifique Nord de 22 200 km de circonférence et d’une surface approximative de 3,4 millions de km² accumule, depuis des années, des déchets plastiques venus des continents. C’est une zone de faible vent située entre l'équateur et la latitude 50°N. Pour donner une idée, sa surface représente plus de 6 fois la superficie de la France !