15 Mars 2016

ArgocéanPOP

ArgOcéanPOP pour étudier la pollution des océans par les plastiques.

Argonautica vous propose de sensibiliser vos élèves à cette problématique, de comprendre les phénomènes (étude des courants qui rassemblent les déchets, suivi de la dégradation des plastiques...) et de réfléchir à des solutions possibles pour éliminer ou recycler tout ou partie de ces déchets ...

Nous sommes aujourd'hui familiarisés avec le concept de réchauffement climatique et ses effets : fonte de la banquise, élévation du niveau de la mer… Mais peu de personnes ont entendu parler des « îles plastiques », ces déchets de toute sorte rassemblés par les courants océaniques dans certaines zones des océans du globe plus ou moins définies. Cette page propose des ressources ArgOcéan pour la découverte et l'étude des microdéchets plastiques dans les océans. Elle est mise à jour en fonction de l'actualité.

Des plastiques...et des hommes

Le CNES s’implique dans l’expédition « 7ème continent » par le biais du projet Argonautica. L'aventure, démarée en 2012, a emmenée Patrick Deixonne et ses co-équipiers  à la rencontre de la « soupe plastique », ou Great Pacific Garbage Patch comme on l’appelle, au Nord-Est de l’océan Pacifique, ainsi qu'au Nord de l'Océan Atlantique.

En 1997, le capitaine Charles Moore (à gauche sur la photo, accompagné du navigateur Patrick Deixonne) a été le 1er à découvrir cette zone de l’océan Pacifique où les déchets plastiques flottants se rassemblent.

Charles Moore et Patrick Deixonne, 2 navigateurs soucieux de la planète.

C’est le centre du gyre subtropical du Pacifique Nord.

Le gyre du Pacifique Nord, connu sous le nom de "great pacific garbage patch"

Un gyre est un gigantesque tourbillon d'eau formé d'un ensemble de courants marins et provoqué par la force de Coriolis (inertie). Ce gyre subtropical du Pacifique Nord de 22 200 km de circonférence et d’une surface approximative de 3,4 millions de km² accumule, depuis des années, des déchets plastiques venus des continents. C’est une zone de faible vent située entre l'équateur et la latitude 50°N. Pour donner une idée, sa surface représente plus de 6 fois la superficie de la France !

Depuis la découverte de ce vortex de déchets plastiques, plusieurs expéditions étrangères comme Algalita, Project Kaisei, ou Tara, se sont rendues sur place afin d’étudier les causes de ce phénomène. Elles ont permis de découvrir également d’autres zones de ce type à travers les océans. Néanmoins, les informations obtenues restent maigres et sont variables selon les sources. A notre tour de nous faire une idée de l’étendue des dégâts causés par l’homme.

L'espace au service de l'environnement

Pendant plusieurs mois , des étudiants ingénieurs de l'ICAM à Toulouse ont travaillé à la conception d'une bouée dérivante équipé de différents capteurs que le navigateur Patrick Deixonne larguera au cours de son périple. Ces élèves ont également mis au point un capteur spécifique « plastique » capable de différencier les micro-déchets plastiques du plancton pour ensuite déterminer leur concentration dans la zone.

Le parcours de cette bouée peut être suivi par les classes participant au projet Argonautica sur ces pages.

Pourquoi cette expédition ?

Encore mal connu du grand public, ce phénomène n’a pas encore donné lieu à une mobilisation suffisante pour une mise en place de moyens de lutte efficaces. Les actions actuelles se concentrent essentiellement sur la pollution des littoraux et il n’existe, à ce jour, aucune proposition fédératrice autour de la question des déchets en mer.

Pourtant, les océans et leurs plus petits habitants, comme le plancton et d’autres micro-organismes, permettent par leur activité photosynthétique d’absorber plus de la moitié du CO2 produit sur Terre.

Le CO2 est un gaz incolore, inodore et pouvant être toxique à de fortes concentrations. Il représente aussi le principal gaz à effet de serre, c’est pourquoi la préservation des océans et leurs écosystèmes est d’une grande importance.

De plus, le manque d’informations concernant les micro-déchets permet d’entretenir le flou qui gravite autour d’eux. Essentiellement plastiques, ces débris de la vie terrestre se dégradent extrêmement lentement, se confondent avec le plancton et sont ingérées par de nombreuses espèces animales et végétales sous-marines.

Il est donc nécessaire de retourner dans cette zone pour :

  • Médiatiser le phénomène en France car si aucune action n’est entreprise, la plaque de déchets du Pacifique Nord sera en effet aussi grande que l'Europe avec des conséquences dramatique pour les écosystèmes et l’homme !
  • Rapporter un témoignage et la preuve de l’existence d’une « plaque de déchets . » C’est le meilleur moyen de sensibiliser les Français à cette nouvelle catastrophe environnementale liée uniquement au comportement de l’homme.
  • Sensibiliser les jeunes sur ce problème mondial.

Volet pédagogique de la mission

Certains jeunes se sont déjà intéressés au phénomène des îles plastiques dans la cadre du projet Argonautica. Vous pouvez avoir un aperçu du travail qu'ils ont réalisé sur leur site internet et dans la vidéo ci-contre

L’expédition est suivie par des élèves et des professeurs d’établissements scolaires dans le cadre d’ARGONAUTICA et bénéficie d’une base arrière au CNES.

Objectif 1 : Suivi de l’expédition et sensibilisation des scolaires à la problématique des plastiques en mer.

  •      Accès au journal de bord de l’expédition. (Facebook, twitter, page web, blog CNES)
  •     Rencontre avec les membres de l’expédition avant ou après leur voyage

Objectif 2 : Connaissance des courants marins et de la circulation océanique

  • Découverte du milieu marin, des courants, des gyres, de la circulation océanique et des liens avec le climat, grâce :

           - aux bouées déployées pendant l’expédition (bouée Gyroplastic, bouées NOAA…).
          - aux cartes de hauteur de surface de mer et de courant, fournies quotidiennement par Mercator Océan, dans le but de router le bateau vers le centre du gyre.

Objectif 3 : Exploitation des données de la bouée Gyroplastic.

  • La bouée Gyroplastic qui a été développée par des étudiants ingénieurs de l'ICAM à Toulouse à été larguée au cours de l’expédition.

Objectif 4 : Analyse des échantillons ramenés par l’expédition

  •     Les élèves de certains classes peuvent obtenir leurs propres résultats en analysant les échantillons ramenés par l’expédition.

Objectif 5 : Comprendre le transport des polluants (organiques, métaux lourds…) par les plastiques.

  •     Les scientifiques partagent leurs résultats avec les élèves.

Pour en savoir plus :

Le site de l'expédition  vous permet de suivre cette aventure en images !

Le trajet de Patrick Deixonne et son équipe est visible sur les pages Argonautica de notre site .

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