22 Août 2012

Dessine-moi une fusée

Aux confins de l’Île-de-France, aux portes de la Bourgogne, le parc boisé du centre aéré de Montereau-Fault-Yonne a accueilli du 16 au 21 juillet 2012 l'opération Espace dans ma Ville.

Cinquante jeunes se sont inscrits pour créer des fusées et des robots. Cette opération se déroule dans plusieurs villes au cours de l'été, parfois en même temps.

Le soleil est de sortie et pourtant ces jeunes n’ont visiblement aucune envie d’aller rejoindre un autre groupe qui organise un épervier au loin. La raison qui les retient ?

La science et l’espace. Certains confectionnent des fusées à eau ou à poudre, pendant que d’autres réalisent des robots ou profitent du planétarium. Tous suivent religieusement les consignes de l’animateur.
Cette journée d’ouverture a commencé par une intervention des partenaires ayant rendu cette semaine possible. Comme à l’école, beaucoup de jeunes s’étaient assis au dernier rang de l'amphithéâtre.

Après l’introduction annonçant "le décollage imminent" par le directeur de la Maison des Familles, Ahmet Cakir, les parents ont écouté attentivement Lionel Vallée, l’adjoint au maire, Jacques Arnould du CNES et Christophe Maffezzoni de l’association partenaire Planète Sciences Île-de-France.

Après un dernier obstacle, la découpe du ruban inaugural, les jeunes apprentis, impatients, ont enfin pu se répartir en petits groupes pour s’atteler à leur activité toute l’après-midi.
À chaque fois, un animateur s’applique à les aider dans leur construction, tout en leur transmettant une partie de son savoir avec humour. Quand l’un d’eux leur demande, par exemple, le nom du premier homme qui a marché sur la Lune, la réponse fuse "Armstrong". Mais quand le groupe sèche sur le prénom, l’indice est tout trouvé : "Quel est le nom du héros de Toy Story ? ".

Si quelques encadrants sont bien présents pour s’assurer que les participants soient attentifs aux consignes, la discipline n’est pas un problème puisqu’il suffit de leur rappeler qu’à la fin, "ce sont eux qui devront construire la fusée."

Cette attention est plaisante pour David Provost, le directeur de l’association… mais ce n'est pas forcément le plus important dans cet apprentissage pas comme les autres. "L’école n’est pas finie depuis si longtemps, ils sont donc encore un peu 'formatés'." Si les "élèves" sont parfois moins disciplinés lorsque ces stages ont lieux à la fin août, leur créativité en revanche est souvent plus développée, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

Venus de centres aérés ou d’ailleurs, ces jeunes de 7 à 13 ans pourront aussi profiter du planétarium pour découvrir l’espace, ainsi que d’une immersion en piscine pour simuler l’apesanteur. Au total, plus de 300 jeunes participeront aux activités proposées au cours de ces cinq jours.

À la fin de la journée, au moment où les premières fusées prennent leur envol, les jeunes joueurs d’épervier n’ont plus la tête à courir. Ébahis par ces décollages, ils se sont arrêtés.

La semaine s’annonce belle. Et s’ils ne devaient retenir qu’une seule chose, espérons que ce soit une phrase de Jacques Arnould, qui souhaite que ce genre d’initiative puisse combattre la pénurie d’ingénieurs : "L’important dans l’étude spatiale, c’est avant tout l’émerveillement. Être nul en math, ce n’est pas si grave."

 

 


Opération Espace dans ma Ville, Les Mureaux (78) en 2011

En savoir plus

  • L'opération "Espace dans ma Ville" sur le site de Planète Sciences