11 Mars 2014

Zéro-G : des expériences dans tous les sens

Du 10 au 13 mars, un professeur et deux lycéens, en provenance de trois lycées différents, embarqueront à bord de l’A300- Zero G pour mettre en application les expériences qu’ils ont imaginées en micropesanteur. C’est une nouvelle campagne de vols paraboliques qui débute. Elle est organisée comme chaque année par le CNES dans le cadre de son projet Parabole.

Comment flotte un poisson en impesanteur ? Un robot peut-il rester en équilibre dans ces conditions ? Comment se propage la lumière en l’absence de gravité ?

Autant de questions auxquelles des lycéens vont tenter de répondre par l’expérience.

Le projet du Lycée Albert Londres de Cusset (70) concerne Nao, le robot humanoïde, dont le comportement va être observé en micropesanteur. Nao n’a encore jamais été testé dans ces conditions. Les données enregistrées lors du vol vont donc présenter un réel intérêt scientifique.

Mais un enjeu pédagogique est également présent. « La mise en place de l’expérience nécessite une rigueur scientifique très formatrice pour les élèves » nous dit Joël Vojenis, professeur de Sciences de l’Ingénieur.

Des sciences vers l’éducation


« L'intérêt pédagogique est un critère de sélection important, même si la crédibilité du projet et la pertinence des expériences proposées sont aussi évaluées » insiste Jean-Michel Martinuzzi, responsable de l'événement au CNES.

Ainsi, Frederik Brunel, professeur de Sciences Physiques au Lycée Marguerite de Valois à Angoulême (16), espère bien pouvoir exploiter les vidéos réalisées lors du vol pendant plusieurs années, car chacune des sept expériences proposées par ses élèves correspond à des notions abordées en cours. Peu importe finalement si l’expérience réussit, le projet parabole a toujours un impact bénéfique. Les lycéens auront appris à mettre en place une expérience, à faire preuve d’adaptabilité et à aller au bout d’un projet.

Un projet fédérateur


Mélody Gauthier, élève du lycée Marguerite de Valois, participera au vol. Elle s’inquiète à l’idée que certaines expériences pourraient ne pas aboutir, mais ses camarades sont là pour la soutenir. La découverte du travail en équipe, avec ses contraintes, dans un environnement donné, est déjà très enrichissante.

« Pour la plupart, c’est bien la première fois qu’ils vivent une expérience de ce type-là » , explique Jean-Michel Martinuzzi.

Pour certains, c’est aussi l’occasion de confirmer des orientations. Arthur Tremeau, élève du lycée Albert Londres, embarquera aussi à bord de l’A300-Zero G. Il s’intéresse depuis plusieurs années au domaine de l’aéronautique et du spatial. Il est notamment titulaire du BIA (Brevet d’Initiation à l’Aéronautique) et cette expérience l’a conforté dans son envie de poursuivre dans cette voie.


Mélody, elle, se réjouit déjà de l'expérience qui la rapproche des astronautes dont elle va pouvoir partager les sensations : « le fait d’être en apesanteur doit être vraiment exceptionnel ! »

 

Le programme


Mardi 11 mars : Lycée Anatole France / Lilliers ( un professeur volant) :

  •  étude des effets de l’impesanteur sur la flottabilité d’un poisson rouge,
  • étude de la chute libre d’une bille en impesanteur,
  • étude du comportement d’un gyroscope en impesanteur.


Mercredi 12 mars : Lycée Marguerite de Valois / Angoulême ( un élève volant) :

  •  propulsion d’un module mécanique autonome,
  • étude des mouvements des liquides chauds en impesanteur,
  • étude de la loi de Jurin en imesanteur,
  • forme des goutelettes d’eau en impesanteur,
  • propagation de la lumière en impesanteur,
  • étude de l’énergie dépensée lors d’une flexion en impesanteur,
  • étude de l’énergie dépensée lors de la marche en impesanteur.


Jeudi 13 mars : Lycée Albert Londres / Cusset (un élève volant) :
Étude du comportement en impesanteur de Nao, le robot humanoïde de la société Aldebaran Robotics :

  •  maintien de l’équilibre,
  • levée de charge.

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