28 Avril 2014

Parole de spécialiste

Le CNES a reconduit cette année son opération « l’Espace c’est classe ».

5e édition, et toujours un même succès pour les ingénieurs du CNES qui font découvrir l’espace aux élèves de Midi-Pyrénées. Les CM1-CM2 de l’école Jules-Julien, à Toulouse, ont ainsi pu rencontrer un spécialiste des satellites Pléiades.

« 10, 9, 8… » Les élèves égrènent les secondes avant le lancement de la fusée, les yeux rivés sur la vidéo diffusée par Jean-Marc Laherrère, ingénieur au CNES. « C’est presque stressant », avoue Quentin, l’un des 23 élèves de cette classe de CM1-CM2 de l’école Jules-Julien à Toulouse. « Alors imaginez mon état le soir du lancement, relance Jean-Marc. Cette fusée allait mettre en orbite les satellites Pléiades sur lesquels je venais de travailler pendant 15 ans !

Une intervention adaptée


Jean-Marc est l’un des 100 ingénieurs volontaires du CNES intervenant dans les 200 Etablissements (du primaire au lycée) de Midi-Pyrénées, dans le cadre de “L’Espace c’est classe“, opération visant à sensibiliser les élèves au secteur spatial.

Ce matin, la classe s’intéresse aux satellites, Pléiades notamment : utilité, construction, lancement, durée de vie…

Les doigts se lèvent et les questions fusent:

  • Combien met-il de temps pour faire le tour de la Terre ?
  • Y a-t-il des gens dans les satellites ?
  • Alors pourquoi y mettre du chauffage ?


Lisa et Vincent s’étonnent de la durée de construction d’un satellite, et du nombre de personnes que cela requiert.

Jean-Marc Laherrère, lui, doit souvent abandonner le cours prévu de son exposé.Mais l’ingénieur n’en est pas à son premier exposé.
« C’est un plaisir de transmettre ses connaissances, son expérience. Chaque intervention est différente, cela change d’une classe à l’autre. »

Les enfants sont en effet plus ou moins sensibilisés à l’espace.

Beaucoup de Toulousains, par exemple, ont un parent travaillant dans ce secteur.
« Le discours est tout à fait adapté au public, poursuit Florence Mat, l’institutrice. Et je vais pouvoir faire des liens avec le programme scolaire. Avec les CM2 par exemple, je vais me baser sur la vitesse de Pléiades, qui les a marqués, pour le travail sur le calcul des vitesses. »