19 Janvier 2009

Rassemblement des projets Argonautica 2009

La 7e édition du rassemblement Argonautica, organisé en collaboration avec l'E.C.O.L.E de la Mer,  s'est achevée le 29 mai à l'Aquarium de La Rochelle. Dédiée à la compréhension des océans, des variations climatiques et de leur impact sur le vivant, cette rencontre a permis à 200 jeunes et à leurs professeurs d'échanger avec des scientifiques et de présenter leurs travaux.

Un projet national pour une prise de conscience globale

Au total, ce sont 1.700 élèves de toute la France qui ont participé aux différents projets labellisés Argonautica. Avec un champ d'études aussi vaste que les océans, ces scientifiques en herbe ont pu développer de véritables projets appuyés sur des données satellites.

Certaines classes se sont ainsi consacrées au suivi d'animaux marins (Argonimaux), comme les manchots, les albatros et les éléphants de mer, quand d'autres ont conçu des bouées dérivantes (ArgoTechno), larguées des marins-pêcheurs et des missions océanographiques pour mesurer la circulation des courants océaniques (ArgOcéan).

Les satellites au coeur de l'enjeu environnemental

Les 200 jeunes qui avaient fait le déplacement jusqu'à La Rochelle ont ainsi pu comparer et discuter de leurs résultats avec les scientifiques présents dans l'amphithéâtre de l'Aquarium. Trait d'union entre le monde scientifique et les scolaires, le service Jeunesse et acteurs de l'Education du CNES, coordinateur d'Argonautica, a mis une nouvelle fois l'accent sur le rôle des satellites dans l'observation de la Terre.

Ceux-ci observent directement la Terre ou relaient les informations transmises par les balises Argos, qu'utilisent les chercheurs afin de suivre les déplacements des populations animales, ainsi que pour mieux connaître l'impact des changements climatiques sur leur mode de vie.

Paroles d'Argonautes

Pour parler d'Argonautica, mieux vaut encore laisser la parole à ceux qui y ont participé. Florilège.

Des élèves ravis

A les entendre, Argonautica a passionné ses jeunes participants. Pour Quentin, Pierre et Maxime, élèves de 4e au collège P. Jeliote de Lasseube (64), « ce qui est surtout intéressant, c’est de participer à toutes les étapes d’un projet concret ». Et d’ajouter : « Quand on aime, on comprend mieux. Si c’était à refaire, on le referait, car ce n’est pas tous les jours qu’on a des occasions comme celle-ci ! ». D’autant que ce fut « l’occasion » d’établir de nouveaux rapports avec leurs professeurs.

Maxime et Jules sont élèves de terminale au lycée Monteil de Rodez (12) : « Tout au long des travaux, les enseignants ont plus été considérés comme des accompagnateurs, ce qui a permis de décloisonner un peu les relations avec les élèves ». Même son de cloche chez Alexis, Emilien et Léa, élèves de 5e au collège de Bétance à Muret (31) : « on s’est plus sentis comme leurs égaux car on était un peu sur le même bateau ! »

Des enseignants séduits

©CNES
©CNES

« Les collégiens sont très demandeurs de ce type de projet », renchérit Danielle Gueydan, leur professeur de SVT. Et pour cause : les enseignants s’accordent à dire qu’Argonautica « permet de leur apporter une réelle motivation », notamment en leur donnant « l’opportunité de travailler sur les mêmes données que les scientifiques ». A tel point, d’ailleurs, que les élèves se sont montrés « très indépendants », au point parfois de surprendre ceux qui les ont « accompagnés ».

Marthe Maurice, professeur de mathématiques au collège Antonin Perbos d’Auterive (31) se dit ainsi « impressionnée par le niveau des présentations. Les jeunes montrent qu’ils maîtrisent vraiment les outils informatiques et leurs matières de prédilection ». « Certains étaient à l’aise avec les mesures, d’autres avec la recherche documentaire ou l’expérimentation », poursuit Alexis Rivier. Professeur de physique-chimie, cet enseignant du collège Paul Esquinance de La Réole (33) se réjouit que « chaque élève ait trouvé sa place dans un domaine qui lui corresponde ».

Des partenaires motivés

 Outre les skippers du Vendée Globe, comme Dominique Wavre (photo), Argonautica a reçu le soutien de scientifiques. Toute aussi agréablement surprise par l’implication des élèves, Sylvianne Daillet, chercheur au Laboratoire d’Etudes en géophysique et Océanographie Spatiale (LEGOS) : « J’ai été étonnée par l’intérêt des enfants sur des thématiques très techniques ». Une motivation supplémentaire qui l’a poussée à proposer des pistes de projets pour le futur, convaincue que « les organisateurs d’Argonautica arrivent à donner une réelle valeur scientifique à ces travaux et à obtenir l’adhésion de scientifiques renommés ainsi que d’équipes pointues ». 

Le compte-rendu du Rassemblement

Le compte-rendu de ces Journées est désormais disponible et vous est proposé en téléchargement.

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